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Prière à Mater Admirabilis, inspirée des nouveaux appels du Chapitre (...)

2018

Mater Admirabilis

Que ton regard nous guide

+ vers les périphéries géographiques et existentielles,

+ à vivre avec la radicalité de Jésus de Nazareth,
+ à écouter les battements du Cœur de Dieu en nous
et dans le monde.

Nous te demandons

que nous sachions accompagner la Vie en train de naître ;

défendre la justice, la paix et l’intégrité de la création ;
revitaliser notre union dans la Diversité
et agir en tant que corps dans le monde et en tant qu’église ;

pour que nous soyons plus proches, simples, humaines,

et montrer ainsi le visage joyeux et compatissant de Dieu.

Amen.


Mater, son histoire

Cette longue histoire a commencé sous Louis XI qui a fait venir saint François de Paule, ermite de Calabre, à Plessis lès Tours. Pour le remercier, Charles VIII a acheté ce terrain et a commencé à faire bâtir le couvent puis l’église de la Trinité. Les Minimes ont donc été les premiers occupants.
 


Le passage de Charles Quint a tout détruit en 1527. Un second traumatisme a été infligé entre 1798 et 1800 : les Français, les Romains, les Napolitains se sont succédé et ont tout pillé. Le pape Léon XII chercha à repeupler cette maison, devenu un atelier annexe de la Villa Médicis. Le pape fit venir les religieuses fondées par sainte Madeleine Sophie Barat pour faire un collège pour les jeunes filles : en 1828 sont arrivées des religieuses du Sacré Cœur de Turin, et fondèrent un pensionnat de jeunes filles. Pour “la gloire du Cœur de Jésus” aussi, elles ouvrirent aussi une école gratuite pour les enfants pauvres du quartier.

La “Mater Admirabilis” représente la Vierge à quinze ans. Elle est l’œuvre d’une élève de l’école français de la Trinité des Monts, Pauline Perdrot, devenue ensuite religieuse chez les Dames du Sacré-Cœur.
 


Pauline était à Rome pour étudier la fresque. Un religieux Minime, Bernardino Plausi, dit aux sœurs à plusieurs reprises : “La Sainte Vierge veut venir habiter chez vous” et leur prêta une représentation de la Vierge. Pauline dit à ses compagnes : “Il faudra que l’on fasse venir le sainte Vierge chez nous”, et elle se mit à peindre la fresque.
 


“Voyez bien que c’est moi qui l’ai faite, dit-elle lorsqu’elle eut fini : elle a le cou trop long ! Mais en même temps, ce n’est pas moi qui l’ai faite : une autre main m’a guidée. Sinon, elle ne donnerait pas cette impression de calme sérénité, de vie intérieure de contemplation”.
 


C’est une Vierge assise, au Temple, en train de filer. Mais elle a laissé sa quenouille et elle a laissé son livre, la Bible, “elle réfléchit à son avenir, elle n’a pas encore reçu la visite de l’ange”.
 


Cette “Mater Admirabilis” est devenue la patronne des écoles des religieuses du Sacré Cœur à travers le monde. Une dizaine de personnes viennent prier chaque jour, chercher la paix, la paix intérieure, la sérénité : de nombreuses grâces ont été reçues par les visiteurs.
 


Le pape Pie IX qui a visité le couvent 21 fois, a donné à la fresque ce nom de “Mère Admirable”. Elle était à l’origine située dans un couloir. Pour que l’on puisse y célébrer la messe, une chapelle y a été aménagée. Beaucoup de Polonais y sont tout de suite venus nombreux.