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Traverser la frontière de préjugés grâce à des rencontres

Durant l’été dans le cadre de l’événement ’Avec Sainte Philippine traversons nos frontières’, proposition portée par les religieuses du Sacré-Coeur et le réseau Magis, quelques jeunes ont vécu une semaine à la maison d’accueil du Gué, un lieu où des personnes qui veulent sortir d’addictions sont accompagnés.
Voici un écho de cette aventure !

Depuis bientôt 40 ans, la « Maison d’accueil du Gué » accompagne des femmes et des hommes qui veulent sortir d’une addiction de substance.

La vie en collectivité occupe une place centrale de la maison du Gué. Chaque matin commence par un temps de réflexion, avec musique et lecture d’un texte, à la fin duquel les résidents se souhaitent tous une bonne journée. Les repas se prennent également tous ensemble, et le soir un temps libre collectif donne lieu à des conversations et des rigolades plus détendues.

J’ai été ému par leur ouverture et leur honnêteté. Grâce aux nombreux moments passés ensemble, il n’a pas fallu longtemps pour que de vraies conversations émergent. En effet, les résidents du Gué voulaient en savoir plus sur ces gens qui venaient partager leur quotidien et nous, nous étions aussi venus pour les découvrir.

Comme Sainte Philippine qui a parcouru des milliers de kilomètres de Bordeaux jusqu’en Louisiane, cette expérience a requis un dépassement de nos zones de confort. Et même si notre voyage n’a pas duré des mois, nous avons eu le privilège de découvrir des lieux nouveaux et de rencontrer des personnes nouvelles.

Notre expériment au Gué a représenté pour moi personnellement, l’opportunité de rompre également avec ma classification des gens atteints d’une addiction, et de rencontrer une femme et des hommes qui sont avant tout des êtres humains !

David

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